Le soleil, la pluie, le jour, la nuit, le temps passe. Le ciel ne s’arrête pas de changer, la terre de tourner, et notre coeur bat au rythme du monde. Ainsi le Temps nous regarde, nous sculpte et nous transforme, il agit sur nous sans cesse, il passe sans discontinuer, impalpable et toujours présent. Est-ce le temps, est-ce mon coeur qui marque la mesure ? Ce spectacle est un haïku théâtral et musical pour marionnettes avec son ironie espiègle, son immédiateté digne d’une photo polaroïd, sa sincérité et sa simplicité, son éclair qui résonne en nous longtemps après. Dans une scénographie autonome ouverte et modulable , un acteur marionnettiste accompagné d’un musicien, seront les guides du spectacle, à la découverte d’un espace scénique en transformation continue. Marionnettes et objets qui montent et descendent des cintres, projections vidéo de paysages et atmosphères,jeux de sonorités sur des instruments “bricolés” :il s’agit de mettre en parallèle le geste poétique et le geste théâtral comme de mettre en relation le rythme si particulier du haïku avec les mouvements du comédien et du musicien.

Quand Giorgio Pupella et Joëlle Noguès décident, en 1984, de fonder leur compagnie, l’association sonne comme une évidence. Autour d’eux, un peu partout en Europe, l’humeur est à l’audace et l’expérimentation. La marionnette tente de se défaire de ces carcans qui la menacent d’une sclérose aussi douce qu’assurée, et c’est naturellement qu’ils mêlent recherches plastiques et innovations sonores dans leur premiers spectacles. La Compagnie est installée depuis 1989 en région toulousaine. La Compagnie a présenté ses créations en France, Espagne, Suède, Italie, Suisse, Croatie, Slovénie, Grèce, Allemagne, Corée du Sud, Mexique. Depuis, création après création, le duo affirme sans ambages son goût pour un théâtre de marionnette inventif et curieux, mariant sans complexe les ressources de la tradition et les audaces de la scène contemporaine. Une alchimie féconde, libre, où les textures littéraires, visuelles et sonores catalysent autant l’énergie de la marionnette qu’elle galvanise le regard du public.