Qualité de la langue : Langue réaliste, sélective. On a parfois l’impression de notes venant de l’oral et non de l’écrit. On est dans un mélange entre les lieux communs et des délires. On est constamment surpris par des déclarations des personnages surgissant comme de nulle part, comme si la convention était plus celle du documentaire pris sur le vif que de l’élaboration d’une fiction. Beaucoup de dérision ou d’humour noir ( ?), à moins que ça ne soit involontaire. L’humour islandais échappe peut être à notre compréhension. C’est très aseptisé, minéral et pourtant parfois brutal.
Structure dramaturgique : Suite de séances de thérapie de groupe ( ?) sous la direction d’une pathétique meneuse de groupe. Succession de prises de paroles, de confessions, de débats collectifs. On retrouve l’esprit nordique. Quelque chose qui fait penser à Lars Von Triers pour le côté épuré et grave. Est-ce de la dérision, du comique de situation ou du sérieux ?
Thématique : La recherche du bonheur ? Les stagiaires sont-ils suicidaires, membres d’une secte, alcooliques, pédophiles, claustrophobes, criminels sexuels, tout ça à la fois ou simplement malheureux d’être islandais, c’est dur à dire. Ils semblent être là chacun pour recoller les morceaux d’une vie brisée. En filigrane, il s’agit sans doute d’une critique sociale, d’une « radiographie » du malaise islandais. Est-ce un stage pour guérir le « mal être » ? En tous cas, ils semblent frappés de dépression islandaise collective !
Récit ou histoire : Le déroulement d’un stage de reconstruction personnelle. Est-ce juridique ou médical ? Il nous manque les références islandaises pour bien comprendre les enjeux.
Conclusion provisoire : Etrange et inquiétant comme un volcan sous la banquise.