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Saison 2006/07

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Sous le regard des mouches de Marc Michel Bouchard

Qualité de la langue : Langue très maîtrisée, très belle. On sent l’auteur expérimenté. L’accent québécois affleure sous le texte bien que les particularismes de langage soient peu nombreux. Dès qu’on imagine la langue avec l’accent canadien français, elle gagne encore en matérialité, en saveur. Le rapport à la psychologie et au poétique est proche de la tradition « nord américaine » (Tennessee williams ?). Langue à la fois sensible et « brut de décoffrage ». Chaque personnage est traité avec une couleur de parler différente. Le texte ne manque pas d’humour, même si c’est souvent un humour macabre.

Structure dramaturgique : Comédie dramatique. Structure assez classique de récit chronologique. Personnages très travaillés, proches d’archétypes. On les suit de bout en bout. Aucun personnage n’est totalement négatif, c’est ce qui les rend attachants. Forte présence du symbolique (3 servantes = 3 Parques, cochons= société, mouches= présence du mal) Il y a une dimension fantastique dans le rapport entre les différents éléments du texte.

Thématique : La cruauté familiale, le sado masochisme, fascination pour la mort, le passé, la drogue, le mal. Le rapport mère fils. Le théâtre dans le théâtre. Dans ce texte, l’amour ne sauve personne.

Récit ou histoire : Un fils revient dans la maison familiale avec sa petite amie. On le croit atteint d’une maladie incurable. Une autre vérité se révèle peu à peu... La drogue, délibérément donnée par un « Cousin » maléfique. Tous les efforts de la petite amie ne pourront rien pour éviter le drame. La famille joue ce drame en même temps qu’elle joue à le jouer (théâtre dans le théâtre). Cousin n’a pas réussi à rendre la mère folle, il se venge sur le fils.

Conclusion provisoire : Assez différent par rapport à ce qu’on lit habituellement en France. Un certain dépaysement, donc. On peut être d’abord irrité par le côté « malsain », et être ensuite séduit. Très beau texte.

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