Récit ou histoire : Comment un horticulteur au service des Bush père et fils va au congrès des horticulteurs au World trade center le 11 septembre 2001 et comment il y retrouve sa femme au mauvais moment.
Qualité de la langue : Une langue assez simple, efficace. Facilité et plaisir de la lecture. Les images poétiques sont élémentaires mais efficientes. Les degrés de sérieux et de légèreté sont bien trouvés, ce qui offre un texte aux couleurs variées donnant prise pour des interprétations multiples. On est dans le réalisme et pourtant le texte semble enveloppé dans un imaginaire « américain », onirique, très zen. Plusieurs niveaux de récit imbriqués en font un texte riche. On peut reprocher à la langue de rester un peu superficielle mais le fait, par exemple, de faire parler un muet peut donner à un metteur en scène l’occasion d’utiliser des procédés assez sophistiqués !
Structure dramaturgique : Récit linéaire chronologique à plusieurs niveaux. Imbrication de l’historique et du privé comme dans un bon scénario américain. Tous les éléments du texte convergent vers le même point de fuite : l’effondrement des tours jumelles le 11/09/2001. Etant donné que nous connaissons dès le départ la fin de l’histoire, on peut dire qu’il s’agit d’une tragédie.
Thématique : Le couple. Le quotidien à la Maison blanche avant l’arrivée de l’inéluctable.
L’impermanence du monde. La proximité de la mort. Satire de la vie à la Maison blanche, des américains. Le destin. Le 11 septembre.
Conclusion provisoire : Le silence prodigieux de quelques secondes qui se produisit après l’effondrement des tours entoure ce texte.