Récit : Fondation au moyen âge d’une « ONG », soutenue par l’église, dans le but de faire rire les masses touchées par la peste.
Qualité de la langue : Très belle langue, riche et bien référencée au langage médiéval. Précision et pertinence du vocabulaire. Très grande variété des registres. Truculence, grotesque et paillardise. Mais aussi historique, philosophique et théologie.
Très belle traduction. C’est un tour de force au vu de la nature du texte, de sa complexité et des citations anachroniques dont il est émaillé.
Structure dramaturgique : A la fois classique et complexe. Foisonnante. Les lecteurs sont partagés. Certains trouvent le texte admirable, d’autres pensent « qu’il en dit un peu trop ».
Mais tous trouvent qu’il s’agit d’un « objet » extraordinaire.
On parle, en référence au texte, des peintures de Jérôme Bosch, des danses macabres du moyen âge. Il semble qu’il y ait, entre autres, sous le texte, tout un décryptage des rituels de la messe ou des pratiques monastiques.
Il faudrait des semaines de recherches pour démêler tous les soubassements.
Il s’agit d’une chronique imaginaire de très haut vol.
Thématique : Le spectacle comme remède à la peste. Le théâtre comme remède à l’angoisse du néant ? Métaphore des médias ? Apologie du rire, de l’optimisme ? Le spectacle est il l’opium de peuple ?
Conclusion provisoire : Très beau texte. Est il vraiment jouable ? Oui, puisqu’il a déjà été joué en Angleterre (Royal Shakespeare Company) mais il faut des moyens énormes. Proposition de communiquer le texte à Sivadier pour tenter de l’y intéresser.