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Saison 2006/07

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La maladie du sable de Jean Paul Alègre

Récit : Conte burlesque sur une étrange maladie. Le sable remplace peu à peu la chair chez ceux qui en sont atteints.


Qualité de la langue : L’auteur écrit avec beaucoup de facilité (est ce un compliment ?).
On est entre le café théâtre, le cabaret et Francis Blanche avec une pincée de surréalisme. L’accumulation de jeux de mots a énervé certains lecteurs (pas tous). Leur reproche pourrait être celui d’un excès de cocasserie un peu gratuite masquant un manque de profondeur. La langue est-elle simple ou simpliste ? Les séquences plus « poétiques » (Ploc) semblent en décalage avec le reste du texte. On a l’impression que la langue n’y « raccorde pas » avec les autres séquences.


Structure dramaturgique : Classique. Proche des codes de la comédie burlesque ou grotesque. Récit linéaire avec ellipses. On a l’impression de la mise en application de recettes éprouvées : le comique de répétition, la succession des gags verbaux.
Certains lecteurs suggèrent qu’il pourrait s’agir d’un texte pour jeune public. Dans ce cas, effectivement, le projet et sa structure seraient beaucoup plus clairs. Avec une mise en scène très épurée, proche du dessin animé, des personnages très schématisés (marionnettes), presque cubistes, cela pourrait donner un spectacle intéressant.


Thématique : L’absurde du pouvoir ? L’absurde du langage ? Un monde qui s’effrite par perte du sens ? La mort ? Le sable et la plage comme utopie ? « La vacance des grandes valeurs fait la valeur des grandes vacances » est-il dit à propos de cette pièce. Le groupe a du mal à définir la cible précise de l’auteur.

Conclusion provisoire : Il s’agit sans doute d’une parabole sur la mort, mais les lecteurs ont du mal à en affirmer la certitude.

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