Aristide transporte une valise, Stépan va l’aider à la poser et à l’ouvrir : il s’agira de comprendre ce qu’elle contient. D’autres valises sont sur le plateau : lieu neutre, lieu de passage (cabinet de psy ? purgatoire ? sans doute plutôt le lieu de la transmission père/fils). Toutes ces boîtes-valises, trappes de théâtre, s’ouvrent volontairement (ou pas), dévoilent (ou pas) ce quelles contiennent. Grâce à ces ouvertures successives et avec l’appui de son ami Stépan, Aristide nous livre les événements de sa vie : ses joies, ses souffrances ses phobies, ses névroses, ses fantasmes.
L’ouverture des valises rythme le spectacle comme les chapîtres du livre d’une vie... Chaque valise qui s’éveille est aussi un castelet propice au théâtre de marionnettes. Pendant toute cette rencontre, la violoncelliste accompagne les émotions provoquées par les valises. En acceptant de poser et de laisser ses valises, Aristide assume son passé et peut désirer l’avenir.
Très poétique, empreint d’humour par des effets de répétition et une symbolique efficace, ce texte se prête d’emblée à une mise en scène afin de mettre à profit l’imagination d’un scénographe pour l’animation des valises (valise périscope, valise qui hurle l’opéra, etc.). C’est une pièce avec trucs et astuces, souvent drôle et touchante, pour un public familial.