Suite au décès de ses parents Stanislas est élevé par son grand-père américain au proche-orient. Il vit la guerre que mènent les "siens" aux pays arabes. De son côté, Farida est une jeune fille voilée, qui s’inquiète pour son frère disparu et rêve de devenir actrice.
Et puis il y a un mur, construit au XIe siècle. Par-delà les siècles, habité par une voix d’enfant arabe, il souffre de l’humiliation de son peuple.
Dans une écriture simple et lyrique, Sébastien Harrisson s’attache à observer des enfants dans la guerre : ceux qui appartiennent, malgré eux, aux camps des bourreaux, ceux du camp des victimes, ceux qui peuvent partir trouver refuge ailleurs, et ceux qui sont condamnés à rester.
Comment être d’un camp malgré soi, a fortiori lorsqu’on est enfant ? Qu’en est-il dès lors de l’innocence ?
Un texte sur les amitiés et les solidarités impossibles qui met en relation les incompréhensions, les questions, les gouffres et les similitudes qui unissent et éloignent les enfants arabes des enfants occidentaux.