Dans ce court récit d’inspiration kafkaïenne, un homme enquête aux confins d’une province anonyme sur laquelle la mort, dans sa version technicisée et industrielle, a sévi. Qui a tué qui et pourquoi tue-t-on ? Qu’y a-t-il à découvrir sur un site où l’on devine le carnage ? Est-ce faire œuvre d’archéologue que de tenter d’exhumer la vérité des faits ? La mort a-t-elle un nom ou est-elle précisément ce qui enlève tout nom ? In fine, la quête du « chercheur de traces » a-t-elle seulement un sens ?
Dans cette parabole sombre sur l’innommable (pour le dire comme Beckett, autre grande référence littéraire du Chercheur de traces), Imre Kertész touche du doigt la culpabilité de celui qui est encore en vie et qui regarde ce qui reste quand il ne reste plus rien.